SAINTE MARIE LA BLANCHE
Infineo Plastipak : le recyclage en pratique
Publié le 08 Juin 2023 à 17h27
Le samedi 3 juin, Plastipak ouvrait ses portes. L’occasion pour les curieux de comprendre le voyage, éprouvant mais vertueux, de la bouteille que l’on jette au bac jaune. Idéal aussi pour en apprendre plus sur les enjeux de l’économie circulaire.
Le samedi 3 juin, Plastipak ouvrait ses portes aux visiteurs curieux de découvrir ce qui se cache derrière l’usine aux grands silos. Si des visites sont réalisées tout au long de l’année, elles sont habituellement réservées aux groupes, associations et scolaires à partir du lycée. En effet, l’industriel n’ouvre ses portes au grand public que 3 ou 4 fois par an. L’occasion pour les curieux de comprendre le voyage, éprouvant mais vertueux, de la bouteille que l’on jette au bac jaune. Idéal aussi pour en apprendre plus sur les enjeux de l’économie circulaire.
La première usine de recyclage plastique de France
Installée depuis 1995 à Sainte-Marie La Blanche, l’usine de recyclage est le leader de sa catégorie en France avec une activité 24h/24, 7 jours sur 7 et 360 jours par an. Et si en 1998, l’usine comptait 20 salariés et traitait 6 000 tonnes de déchets, elle emploie aujourd’hui pas moins de 135 salariés et traite 8 fois plus de déchets, ce qui représente 1,5 milliard de bouteilles recyclées.
Depuis 2012, Plastipak s’est associée avec Coca Cola Europacific Partners France pour créer Infineo qui a deux vocations :pérenniser et développer la filière du recyclage des bouteilles en plastique en France mais aussi sensibiliser le public aux enjeux du recyclage et de l’économie circulaire. Premier investisseur et premier client, Coca-cola Europacific Partners France a pour ambition d’atteindre 100 % de leur production en bouteilles recyclées d’ici 2030. À ce jour, certaines marques du groupe sont déjà faites en 100% recyclées.
Les Bourguignons très bons élèves
Lorsque l’on sait que la fabrication d’une bouteille en plastique PET recyclée produit 76% de gaz à effet de serre de moins qu’une bouteille neuve (et ce chiffre atteint 93% pour les canettes en aluminium), cela conforte dans ses choix de trier ses déchets. Une notion que les Bourguignons maitrisent car oui, ils sont très bons élèves côté recyclage ! Plus de 8 bouteilles sur 10 sont recyclées dans notre région. Un geste dont pourraient s’inspirer les Parisiens et les Marseillais chez qui seulement 1 bouteille sur 10 est recyclée. La moyenne nationale se situe quant à elle, autour de 6 bouteilles sur 10.
Collecter la matière: Entre carotte et bâton
Et c’est ce chiffre de 6 bouteilles sur 10 qui constitue la plus grosse problématique : l’usine ne collecte pas assez de bouteilles plastiques par rapport à son objectif de production. Elle est donc obligée d’importer 10 à 20 % des bouteilles plastiques d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la Belgique.
Pour inciter au recyclage, les industriels et le gouvernement réfléchissent à des solutions qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement novatrices, comme le principe de consigne. Rapporter ses bouteilles en verre, en plastique ou ses canettes en aluminium contre quelques centimes, un geste qui pourraient inciter davantage chacun à recycler, à condition que la compensation soit suffisamment intéressante. À l’inverse, il y a aussi l’autre solution déjà en application dans de nombreuses communes tenant plus du bâton que de la carotte : la redevance incitative afin d’encourager à moins remplir sa poubelle d’ordures ménagères. ,
De la bouteille à la bouteille: 14 étapes en 17h
Après avoir suivi une présentation au centre Infineo, pour découvrir la théorie de l’économie circulaire et donc du recyclage, les visiteurs ont pu observer, en pratique, le chemin qu’empruntent les bouteilles de leur collecte à leur « renaissance ».
Fraîchement arrivées des centres de tri (ou importées), les bouteilles sont récupérées sous forme de "balles" qui pèsent entre 250 et 350 kg. L'usine traite environ 450 balles par jour, soit 160 tonnes.
En une heure, les bouteilles passeront par plus d’une dizaine d’étapes de tri pour ne conserver que le « bon plastique » transparent ou légèrement bleuté. Et si vous vous demandez pourquoi la couleur a son importance, c’est tout simplement que si toutes les couleurs de bouteilles étaient traitées en même temps, le résultat final donnerait une bouteille d’une couleur marron-kaki assez peu engageante une fois sur les rayons de votre supermarché.
Réduit en « paillettes », le plastique passera encore plusieurs étapes de lavages avec une eau à 80° et sans produit chimique. Les paillettes seront ensuite plongées dans l’eau, ce qui permet de séparer les celles constituées de plastique (qui coulent) de celles qui sont composées de bouchons et d’étiquettes (qui flottent).
Les « bonnes » paillettes seront par la suite fondues et chauffées pour obtenir un plastique sous forme de spaghettis, puis découpées en minuscules morceaux.
Reste le cycle le plus long (ce que cachent les grands silos), à savoir la purification où les granules tourneront dans une vis sans fin, sans oxygène, pendant 16h afin d’avoir des propriétés identiques au PET vierge et être ainsi apte au contact alimentaire.
Une fois propres à la consommation, les granules seront de nouveau chauffés et intégrés dans des moules de préforme, sorte de tube à essai qui une fois dans son usine de destination, sera soufflé pour reprendre la forme d’une bouteille classique. Cette étape permet d’éviter de transporter « de l’air » et donc de réduire l’empreinte carbone du transport. Au final, tout le processus réalisé grâce à l’entreprise Plastipak n’aura produit aucun déchet non recyclable et tous les « indésirables » seront acheminés dans d’autres filières de recyclage, ce qui permet de clôturer le cercle vertueux du recyclage.
Vous avez envie de découvrir à votre tour l’usine Plastipak ? N’hésitez pas à consulter le site internet d’Infineo pour connaître les créneaux ouverts aux visiteurs individuels.
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